10 avancées scientifiques qui transforment la santé globale
Chronobiologie, perturbateurs endocriniens & épigénèse, sport-santé, EMDR, méditation, pollution feux, soins spirituels, IA. Ce qui change pour vous.
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Ma veille santé - décembre 2025 🌿
Marc, 38 ans, a toujours cru que dormir davantage le guérirait de sa fatigue chronique. Il dormait 8 heures, parfois 9. Pourtant, il se réveillait épuisé. Pire, sa glycémie déraillait, ses articulations s’enflammaient, et une anxiété sourde lui étreignait la poitrine. Pourtant ses médecins déclaraient ses analyses parfaites. Ce mois-ci, des découvertes scientifiques qui passent inaperçues dans les salons d’attente pourraient bien transformer sa compréhension — et la vôtre — de ce que signifie vraiment être en santé.
Car décembre 2025 est un tournant. La recherche affirme enfin que la régularité du sommeil importe plus que sa quantité. Les professionnels de santé découvrent qu’accompagner l’humain exige désormais une nouvelle compétence : le spiritual care, et, pour la première fois, une Journée internationale de l’espoir a été officialisée par les Nations Unies ! Quant à l’intelligence artificielle, elle franchit le seuil clinique pour faciliter diagnostic et opérations !
Ce sont seulement quelques-unes des avancées qui redessinent ce que nous savons sur le bien-être et que je vous fais découvrir ci-dessous.
Bonne lecture !
Dans cette édition :
Chronobiologie et sommeil, la régularité plus que la quantité : l’étude qui change tout pour vos nuits;
Santé féminine et traitement hormonal de la ménopause : la Haute Autorité de Santé confirme mais affine les précautions à prendre;
Perturbateurs endocriniens et effet transgénérationnel : ce que vos parents ingèrent affecte vos enfants;
EMDR & trauma complexe : une technique efficace si elle est parfaitement maîtrisée;
Méditation et neurosciences : plus de 3 000 études de validation démontrent les bienfaits pour le cerveau;
Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030 : 550 maisons de Sport-Santé pour une meilleure prévention;
Spiritual Care : l’émergence d’un nouveau métier pour combler la dimension manquante des soins;
Spiritualité et résilience psychologique : la quête de sens comme ressource existentielle et thérapeutique;
Cultiver l’espoir comme déterminant de santé : un Jour international dédié chaque 12 juillet ;
Intelligence artificielle en santé : un seuil structurel franchi en 2025, année du déploiement clinique.
Sondage — Choisissez les thèmes des prochains articles
Chaque premier mercredi du mois, lors de la parution de ma Veille Santé mensuelle, un sondage vous invitera à désigner les sujets qui résonnent le plus avec vos préoccupations — ceux que vous souhaitez voir explorés en profondeur le mois suivant : article dédié, protocoles concrets ou études de cas. Vos choix orienteront mes approfondissements et transformeront cette veille scientifique en accompagnement sur mesure.
Prenez le temps de parcourir l’article, puis revenez ici pour partager votre voix ! Le sondage est ouvert jusqu’au 3ème mercredi du mois !

Chronobiologie et sommeil : la régularité plus que la quantité
En août 2025, les chronobiologistes français publient une révélation qui inverse un dogme consensuel depuis 40 ans. Une étude anglaise portant sur plus de 60 000 Britanniques, analysée conjointement par le CNRS, l’INRAE et l’INSERM, montre en effet que la récurrence de vos heures de coucher et de lever est un meilleur prédicteur de santé que la durée totale de votre sommeil.
En clair : vous coucher et vous lever à des heures régulières, même avec seulement 6h30 de sommeil, produira des effets neuroprotecteurs supérieurs à 8 heures chaotiques. Pourquoi ? Votre horloge biologique (ce qu’on appelle le rythme circadien — littéralement “environ un jour”) fonctionne comme le métronome d’une symphonie : elle ne joue bien que si chaque instrumentiste respecte le tempo, pas le nombre de notes.
En clair : votre corps fonctionne selon des cycles de 24 heures régulés par la lumière et vos habitudes. Ces cycles ne demandent pas plus de sommeil — ils demandent que le sommeil arrive à la même heure chaque nuit. C'est comme vos repas : votre corps préfère manger à heures fixes, même des portions modestes, plutôt que de jeûner deux jours puis de s'empiffrer le troisième. La régularité stabilise votre métabolisme mieux que la quantité erratique.
Pour Marc, cette révélation a changé sa stratégie. Il a cessé de compter ses heures de sommeil et commencé à fixer ses rituels : coucher 23h, réveil 6h30, tous les jours. Ses symptômes ont diminué progressivement. C’est probablement le levier d’action le plus important en chronobiologie, selon Jacques Taillard, chronobiologiste au laboratoire SANPSY (CNRS/Université de Bordeaux), qui publie en juillet 2025 une revue de synthèse confirmant cette dynamique.
Ce qui change pour vous : la régularité vaut mieux qu’une grasse matinée du dimanche. Même avec moins de sommeil, vos hormones, le cortisol, hormone du stress, la mélatonine, hormone du sommeil, et l'insuline, hormone glycémique, se synchronisent correctement, réduisant l’inflammation, le surpoids et la fatigue chronique.
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La santé féminine et le traitement hormonal de la ménopause
Onze ans après sa dernière évaluation, la Haute Autorité de Santé (HAS) a réévalué le traitement hormonal de la ménopause (THM) en octobre 2025, à la demande du ministère de la Santé. Son verdict ? Le THM reste une thérapeutique efficace et justifiée pour les troubles du climatère (l'ensemble des symptômes de la ménopause) — mais avec des exclusions critiques qui n'avaient pas été documentées en 2014.
La découverte majeure : certains progestatifs (les molécules qui imitent la progestérone, l’hormone de la seconde moitié du cycle menstruel), notamment l’acétate de cyprotérone, l’acétate de chlormadinone, la médrogestone et l’acétate de nomégestrol, augmentent le risque de méningiome, une tumeur bénigne, mais présente, des membranes qui enveloppent le cerveau, chez les femmes ménopausées, particulièrement au-delà de 60 ans. Aucune étude n’avait révélé ce signal en 2014. Il l’est aujourd’hui.
En clair : la ménopause est ce moment où vos ovaires cessent de produire les hormones féminines. Sans apport externe, vous ressentez alors des bouffées de chaleur, des sueurs et des troubles du sommeil. Le THM remplace ces hormones. Mais certains progestatifs synthétiques augmentent légèrement le risque de tumeur cérébrale bénigne — sans être alarmant, mais c’est important à savoir.
Parallèlement, la HAS confirme que :
les estrogènes restent essentiels et il est donc indispensable de maintenir leur remboursement;
les lévonorgestrels associés (un progestatif synthétique plus sûr) à l’estradiol transdermique (hormone appliquée sur peau pour meilleure absorption) conservent une place solide;
la durée optimale de traitement doit rester la plus courte possible, avec réévaluation annuelle.
Ce qui change pour vous : si vous êtes en ménopause précoce (insuffisance ovarienne, cessation anormalement précoce du fonctionnement des ovaires), le THM est d’autant plus justifié pour prévenir l’ostéoporose (fragilisation des os). Si vous prenez un THM depuis des années avec un des progestatifs déconseillés, un bilan conjoint avec votre gynécologue devient prioritaire — sans panique, mais sans délai.
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Les perturbateurs endocriniens et leur effet transgénérationnel
L’une des découvertes les plus alarmantes de ces dernières années concerne l’épigénèse transgénérationnelle des perturbateurs endocriniens. En 2024, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) et l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) publient des synthèses majeures documentant 151 projets de recherche depuis 2005. En novembre 2025, un rapport gouvernemental confirme la “dégradation préoccupante” de la fertilité masculine : baisse de la qualité du sperme, augmentation des malformations génitales — directement liés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens.
En clair : Imaginez votre ADN comme un chef d’orchestre avec sa partition. Le code génétique ne change pas, mais des “marques” chimiques — des groupes méthyle (minuscules étiquettes) — s’ajoutent ou disparaissent selon votre environnement. Ces marques disent aux gènes quand s’activer, quand se taire. Le problème : ces marques modifiées se transmettent à vos enfants et petits-enfants.
Les perturbateurs endocriniens — BPA (bisphénol A des plastiques rigides), phtalates (plastifiants des cosmétiques, parfums, jouets) — ne lèsent pas seulement l’ADN de celui qui les ingère. Ils brouillent ces marques épigénétiques sur plusieurs générations. Les recherches 2024 de l’ANR démontrent que l’exposition au cadmium provoque une hypométhylation (retrait excessif des étiquettes chimiques) des gènes des gonades (ovaires, testicules), biaisant le sex-ratio (proportion naissances masculines/féminines) sur trois générations.
Pire : l’effacement épigénétique normal entre générations — le processus qui “réinitialise” les modifications — ne fonctionne pas complètement après exposition aux phtalates. Résultat : une grand-mère exposée au BPA dans les années 1990 peut transmettre à son petit-enfant, né en 2025, une prédisposition à l’obésité, l’hyperglycémie, les maladies métaboliques.
Mécanisme : les perturbateurs induisent un stress oxydatif (production de “radicaux libres” qui endommagent les cellules comme de la rouille) et dérèglent le cycle de la méthionine (processus régulant méthylation ET protection antioxydante). Cet endommagement se manifeste par la fragmentation de l’ADN, un mauvais enroulement des histones (protéines-bobines de l’ADN), et le dérèglement de l’imprinting (le système qui détermine si un gène s’exprime via le père ou la mère).
Ce qui change pour vous : en 2025, ce n’est plus une hypothèse — c’est une réalité documentée par 151 projets de recherche français. Limiter votre exposition aux plastiques (BPA dans bouteilles, boîtes de conserve), aux cosmétiques contenant des phtalates (lire les étiquettes : DEP, DBP, DEHP), aux pesticides (privilégier bio pour fruits à peau fine) n’est plus une option “bien-être” — c’est un acte de santé transgénérationnelle protégeant vos enfants et petits-enfants.
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L’EMDR et les traumas complexes
En juin 2025, le Centre Pierre Janet de l’Université de Lorraine a organisé un congrès majeur sur le traumatisme complexe. Les conclusions ? L’EMDR, validé pour le TSPT classique (trouble de stress post-traumatique), doit être significativement restructuré pour les traumas chroniques et multiples.
En clair : L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing — littéralement “Désensibilisation et Retraitement par les mouvements oculaires”) est une thérapie où le thérapeute fait bouger ses doigts devant vos yeux pendant que vous racontez un souvenir traumatique. Cela semble absurde. Pourtant, ça marche.
Quel est le mécanisme neurobiologique en jeu dans cette pratique ? L’EMDR active les processus de traitement adaptatif de l’information (modèle AIP de Shapiro — le processus naturel par lequel votre cerveau “digère” les souvenirs pour les intégrer sainement). La stimulation bilatérale alternée (mouvements oculaires ou tapotements) favorise la communication interhémisphérique (dialogue entre les deux côtés du cerveau) et permet au cerveau de “digérer” les souvenirs traumatiques figés — comme un aliment qu’on n’aurait pas pu avaler et qui reste coincé.
Pour les traumas complexes, — abus répétés, violences chroniques, négligence développementale —, la phase de préparation, la phase 2, où le thérapeute établit la confiance et la stabilité du patient, doit être considérablement prolongée, pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour assurer la stabilisation émotionnelle nécessaire. Sans cette préparation, activer brutalement les souvenirs traumatiques peut retraumatiser le patient.
Les phases d’EMDR intensives, plusieurs heures en continu, deviennent pertinentes. Elles permettent de dérouler progressivement plusieurs épisodes traumatiques tout en maintenant la stabilité du patient. Mais attention : sans formation spécialisée aux troubles dissociatifs, ces états où l’esprit se “déconnecte” du corps comme mécanisme de survie face au trauma, le risque de retraumatisation est réel.
Le programme de recherche 13-Novembre (lancé après les attentats de 2015) révèle que les cerveaux traités par EMDR restaurent progressivement les mécanismes naturels de régulation mnésique, notamment l’oubli actif, c’est-à-dire la capacité du cerveau à laisser partir les détails émotionnels traumatiques tout en conservant la mémoire factuelle.
Ce qui change pour vous : si vous avez un trauma complexe diagnostiqué, cherchez un praticien EMDR formé spécifiquement aux traumas complexes et aux troubles dissociatifs (certification niveau III minimum). Une EMDR standard appliquée brutalement peut aggraver vos symptômes.
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La méditation et les neurosciences
La méditation de pleine conscience n’est plus un “sujet de société”, mais un objet de recherche, avec des centaines d’essais randomisés contrôlés et des méta-analyses qui évaluent de façon comparée des programmes standardisés comme le MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) et la MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy).
En clair : la méditation de pleine conscience, c’est l’attention non-critique au moment présent. Vous observez vos pensées, vos sensations, votre respiration sans les juger ni les combattre. C’est simple en théorie, et ses effets se construisent par la répétition, comme un entraînement.
Une méta-analyse couvrant 49 études randomisées contrôlées européennes montre que 8 semaines de MBSR produisent :
une réduction du stress perçu : -38% en moyenne;
une réduction de l’anxiété : -30%;
une baisse significative du cortisol, l’hormone du stress qui augmente en cas de peur ou de menace, et doit diminuer pour nous permettre de bien dormir;
une augmentation du temps de sommeil de 26 minutes par nuit en moyenne.
Au niveau cérébral (observé par IRM), les méditants expérimentés montrent :
+8% d’épaisseur corticale de l’hippocampe (région clé pour la mémoire et l’apprentissage);
-40% de réactivité de l’amygdale (région qui génère la peur et l’alarme);
-25% d’hyperactivité du réseau du mode par défaut (réseau cérébral du “retour à soi”, normal et utile au repos mais qui, en suractivité, entretient la rumination et les inquiétudes);
chez les méditants experts, +700% d’activité gamma (ondes cérébrales très rapides, associées à une meilleure synchronisation entre régions du cerveau, à l’intégration de l’information et à une attention plus stable, favorisant une présence à l’instant avec moins de dispersion).
Ce qui est intéressant du point de vue thérapeutique, c’est que certains programmes structurés de pleine conscience peuvent, dans des cadres précis, procurer une efficacité comparable à un traitement : un essai randomisé a montré que le programme MBSR n’était pas inférieur à l’escitalopram, un antidépresseur augmentant la disponibilité de la sérotonine dans le cerveau, pour les troubles anxieux. Et, pour les personnes sujettes aux dépressions récurrentes, la MBCT a montré des résultats comparables au maintien d’un antidépresseur pour prévenir les rechutes sur deux ans (essai Prevent).
Ce qui change pour vous : si vous souffrez de stress chronique, d’anxiété ou de dépression légère à modérée, la méditation n’est pas du “bien-être”. C’est une intervention cliniquement validée. 8 semaines de méditation à 20 minutes par jour produisent des changements observables au scanner cérébral.
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Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030
En septembre 2025, le gouvernement français a lancé sa Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030, soit 12 mesures concrètes pour transformer l’activité physique en pilier de l’hygiène de vie.
Parmi les actions phares : la généralisation des 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école primaire et dans les établissements médico-sociaux, le déploiement de 550 Maisons Sport-Santé sur tout le territoire (contre environ 200 actuellement) comme points d’accès au sport adapté, la création d’un mois annuel de l’activité physique dès 2026 avec activités gratuites partout en France, et l’ouverture des équipements sportifs scolaires aux clubs et associations pour faciliter l’accès à tous. L’objectif : doubler d’ici 2030 le nombre de personnes accompagnées, avec ou sans prescription médicale.
Pourquoi cette stratégie ? La sédentarité — rester assis ou immobile la majeure partie de la journée — est devenue un enjeu de santé publique majeur. Elle favorise obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers (côlon, sein, endomètre), dépression et déclin cognitif.
Or, l’activité physique régulière produit des effets mesurables et documentés : 30 minutes d’activité modérée quotidienne réduisent la mortalité toutes causes confondues de 30%, améliorent les marqueurs cardiométaboliques (tension artérielle, glycémie, cholestérol — ceux qui prédisent le risque de crise cardiaque), renforcent la densité osseuse, préservent la masse musculaire et améliorent significativement le bien-être mental en réduisant anxiété et symptômes dépressifs. L’activité physique agit également comme neuroprotecteur : elle stimule la neurogenèse (production de nouveaux neurones), améliore la plasticité cérébrale et ralentit le déclin des fonctions cognitives lié à l’âge.
En clair : bouger 30 minutes chaque jour (marche rapide, natation, vélo, danse, jardinage actif) produit des effets comparables à ceux d’un traitement médicamenteux mais sans ordonnance, sans effet secondaire, et gratuitement. Le gouvernement le reconnaît enfin en créant une infrastructure dédiée.
Ce qui change pour vous : l'accès au mouvement adapté devient enfin une réalité de proximité. D'ici 2027, une Maison Sport-Santé devrait être accessible dans votre secteur — avec des professionnels formés pour adapter l'activité à votre condition physique, votre âge et vos éventuelles pathologies chroniques. Que ce soit pour reprendre de l’activité physique ou répondre à un besoin d'accompagnement adapté, vous disposerez d'un lieu dédié où le mouvement devient un soin personnalisé.
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Le spiritual care : l’émergence d’un nouveau métier ?
Le “spiritual care” connaît des trajectoires très différentes selon les territoires francophones. Au Québec, il s’agit d’un métier reconnu depuis 2011 : l’intervenant en soins spirituels bénéficie d’une convention collective du système de santé, d’une échelle salariale et de formations universitaires. En Suisse, plusieurs hôpitaux universitaires intègrent maintenant l’accompagnement spirituel dans leurs équipes, avec des formations certifiées mais sans statut professionnel. En Belgique et en France, le chemin reste à parcourir : la sensibilisation et la formation des soignants débutent, mais sans reconnaissance professionnelle.
En clair : le “spiritual care”, c’est accompagner quelqu’un, hospitalisé ou atteint d’une maladie grave, dans sa quête de sens — qu’est-ce que cette épreuve signifie pour moi ? Comment puis-je continuer à vivre dignement malgré la souffrance ? — indépendamment de toute croyance religieuse. L’intervenant en soins spirituels aide à clarifier les valeurs profondes du patient, l’accompagne dans ses questionnements (peur de la mort, culpabilité, sentiment d’abandon, recherche de paix intérieure), et peut l’aider dans les rituels ou gestes symboliques qu’il choisit. C’est un soin à part entière, pas une intrusion.
En 2025, plusieurs universités francophones proposent des formations reconnues :
Université de Genève (Suisse) : Accompagnement spirituel en milieu de santé (590 heures, 5 modules, stage de 40 jours).
Haute École de Santé de Vaud (Suisse) : Formation Soins et Spiritualités (18 heures en formation continue).
Universités de Laval et de Montréal (Québec) : DESS en spiritualité et santé ou accompagnement spirituel, débouchant sur une fonction encadrée par convention collective.
Pourquoi cette évolution ? La dimension spirituelle et existentielle du patient est désormais reconnue comme centrale pour la qualité de vie, particulièrement chez les patients en soins palliatifs, les malades chroniques et les personnes en quête de sens face à la maladie.
Ce qui change pour vous : si vous êtes hospitalisé au Québec, vous pouvez demander un entretien avec un intervenant en soins spirituels, que vous ayez des croyances religieuses ou non. En Suisse romande, certains hôpitaux intègrent l’accompagnement spirituel dans leurs équipes ; vous pouvez explicitement le demander lors d’hospitalisations longues ou de parcours palliatifs. En Belgique et en France, cela reste informel ou confessionnel (aumôneries) : l’équipe soignante vous orientera vers les ressources disponibles. Qui sait, peut-être qu’en France, à force de demandes répétées, le ministère finira par entendre l’écho… d’ici 2035 ?
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La spiritualité et la résilience psychologique
Une méta-analyse couvrant plus de 300 études montre une corrélation significative entre spiritualité ou religiosité et bien-être psychologique, indépendamment du contexte religieux.
En clair : peu importe que vous soyez chrétien, bouddhiste, athée contemplatif, ou simplement en recherche personnelle — avoir une vie spirituelle, une quête de sens, une connexion à quelque chose de plus grand renforce votre santé mentale.
Quels sont les mécanismes identifiés ?
Le sens de la vie (Meaning)
La spiritualité est l’une des portes majeures d’accès au “Meaning”, l’un des 5 piliers du bien-être durable selon le modèle PERMA de Seligman (Positive Emotion, Engagement, Relationships, Meaning, Accomplishment). Face à une maladie grave, à un deuil ou à un trauma, la spiritualité aide à intégrer l’expérience dans une narration cohérente, à transformer le “pourquoi moi ?” en “qu’est-ce que ça m’enseigne ?”.
La résilience post-traumatique
Les personnes ancrées spirituellement développent une capacité d’adaptation deux fois supérieure face aux événements stressants. La foi en une puissance supérieure ou un ordre cosmique réduit le sentiment d’isolement existentiel caractéristique du trauma — on appelle cela l’externalisation : transférer le poids de la survie à quelque chose de plus grand.
Les émotions positives et la longévité
La méditation de gratitude et la prière contemplative augmentent les niveaux de satisfaction de vie, réduisent l’anxiété et la dépression en libérant des endorphines (molécules du bien-être) et en réduisant le cortisol. Les personnes pratiquant régulièrement une activité spirituelle montrent une meilleure longévité et moins de risques dépressifs (Koenig et al., 2001).
Attention : la spiritualité mal intégrée — celle qui provoque culpabilité religieuse, peur du châtiment et conflits internes (”Dieu punit les pécheurs, donc je dois être mauvais”) — peut au contraire aggraver la souffrance psychologique. L’approche doit toujours être individualisée, libérée des dogmatiques religieuses et ancrée dans une pratique douce.
Ce qui change pour vous : votre quête de sens n’est pas un luxe psychologique — c’est un facteur de prévention cliniquement reconnu. Qu’elle utilise la méditation, la prière, l’art ou l’engagement social, elle renforce votre résilience et votre capacité à surmonter l’adversité.
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L’espoir, fruit de la spiritualité et compétence de vie
Or, l’une des dimensions les plus puissantes de cette résilience spirituelle porte un nom : l’espoir. Et justement, le 4 mars 2025, les Nations Unies ont voté en faveur de la création d’une Journée Internationale de l’Espoir, célébrée chaque 12 juillet — reconnaissance officielle que l’espoir n’est pas une émotion passive, mais un déterminant majeur de santé mentale.
En clair : l’espoir n’est pas la “pensée positive” naïve. C’est la conviction viscérale que demain peut être meilleur, qu’on a une prise sur nos problèmes — et les recherches le confirment : l’espoir s’enseigne et se cultive.
À l’inverse, le désespoir est le prédicteur le plus fiable du suicide, il dépasse la dépression, l’anxiété et l’isolement social. En d’autres termes : quelqu’un de déprimé mais porteur d’espoir ne se suicide généralement pas ; quelqu’un sans symptômes dépressifs visibles mais désespéré peut basculer rapidement. Chez les adolescentes (15-19 ans), le désespoir est considéré comme l’une des principales causes de décès dans le monde, contribuant aussi à l’augmentation des taux de toxicomanie, de violence et d’abandon scolaire.
L’espoir déclenche des réactions chimiques mesurables dans le cerveau : libération d’endorphines (molécules du bien-être), réduction du cortisol (hormone du stress), augmentation de la motivation et de la productivité. Ses bienfaits validés incluent :
Réduction du stress, de l’anxiété et de la dépression
Protection contre le suicide
Amélioration de la qualité du sommeil et de la santé physique
Augmentation du sens de la vie et réalisation des objectifs personnels
Le programme Hopeful Minds, développé par Kathryn Goetzke (fondatrice de The Shine Hope Company et porte-parole de la Journée Internationale de l’Espoir aux Nations Unies), enseigne l’espoir aux enfants et adolescents en classe et à la maison, avec des résultats significatifs sur la résilience, le bien-être psychologique et les résultats scolaires. L’espoir partagé à l’échelle d’une communauté soutiendrait même les efforts de préservation de l’environnement.
Ce qui change pour vous : l’espoir n’est pas une émotion passive — c’est une compétence qui se développe. Cultiver des micro-espoirs quotidiens (petits objectifs réalistes, pratique de gratitude, connexion communautaire) est un acte concret de prévention en santé mentale, qui prolonge naturellement votre quête spirituelle de sens et de résilience.
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L’usage de l’IA se généralise dans le domaine de la santé
2025 est l’année où l’IA dans le domaine de la santé est passée du stade prototype au déploiement clinique massif.
En clair : l’IA (intelligence artificielle), ce sont des algorithmes — séries d’instructions mathématiques — entraînés sur des millions de données pour prédire, classifier ou automatiser des tâches. Dans les établissements de santé, l’IA commence à remplacer certaines tâches humaines, non pas pour supprimer le médecin, mais pour lui laisser plus de temps auprès des patients.
Trois axes principaux structurent cette rapide évolution
1. Automatisation des tâches administratives
Les systèmes d’IA générative peuvent enregistrer une consultation, transcrire l’enregistrement automatiquement et remplir le dossier patient en temps réel. Cela libère du temps pour l’activité réellement médicale et réduit le burnout des médecins, qui passent aujourd’hui 25% de leur temps en tâches administratives.
En clair : Le médecin parle au patient, l’IA écoute et remplit automatiquement le dossier. Gain : environ 1 heure par jour pour soigner.
2. Diagnostics assistés par IA
Détection précoce de la septicémie : les algorithmes prédisent aujourd’hui son apparition plusieurs heures avant les premiers symptômes cliniques visibles. Or la septicémie (infection systémique) peut tuer en quelques heures.
Cancer du sein : les systèmes d’IA dépistent les signes précoces en mammographie avec une précision surpassant souvent les radiologues humains.
Médecine prédictive : l’IA permet la prédiction des risques avant symptômes, par exemple pour le diabète, les maladies cardiaques ou les troubles neurologiques, en se fondant sur les données génétiques, le style de vie et les antécédents.
En clair : l’IA analyse des milliers de cas pour identifier des configurations récurrentes que l’œil humain ne perçoit pas. Elle détecte un cancer à un stade plus précoce, avant l’apparition de symptômes.
3. Médecine personnalisée
L’exploitation des données génétiques (votre ADN), environnementales (lieu de vie, expositions) et cliniques (historique médical) permet de proposer des traitements affinés sur mesure. Des modèles prédictifs identifient le dosage optimal de chaque molécule pour votre morphologie et vos gènes (pharmacogénomique — comment vos gènes déterminent si un médicament vous aide ou vous nuit).
En clair : plutôt qu’un dosage standard pour tous, l’IA calcule le dosage parfait pour vous, basé sur vos gènes et votre chimie corporelle.
Une stratégie nationale ambitieuse
En février 2025, lors du Sommet mondial de l’IA organisé par la France, le gouvernement a annoncé un investissement de 119 millions d’euros pour former 500 000 soignants à l’utilisation de l’IA d’ici 2030 — médecins, infirmiers, pharmaciens, personnels médico-sociaux — afin de leur permettre d’intégrer ces outils dans leur pratique quotidienne et d’optimiser la prise en charge des patients.
Parallèlement, deux appels à projets majeurs ont été lancés pour accélérer le déploiement de l’IA en conditions réelles :
IMPACT IA : tester des dispositifs médicaux numériques intégrant de l’IA directement dans les hôpitaux et établissements médico-sociaux, et évaluer leur impact sur l’organisation des soins et les pratiques professionnelles.
Évaluation des nouvelles approches méthodologiques en recherche clinique : démontrer la valeur des cohortes synthétiques (populations de patients virtuels générés par IA à partir de données réelles) et des essais simulés, particulièrement utiles dans les maladies rares où le nombre de patients disponibles pour des études traditionnelles est trop faible.
Ce qui change pour vous : les délais diagnostiques se réduisent, les traitements s’individualisent. Mais attention — l’IA reste un outil, et l’humain, la relation thérapeutique, doivent rester au cœur des processus de santé. Méfiez-vous des promesses de “guérison par algorithme”.
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⚠️ Précaution importante
Mes conseils complètent mais ne remplacent pas un avis médical. Consultez un médecin en cas de pathologie, grossesse, allaitement, traitements médicamenteux ou effets indésirables persistants.
Les problèmes liés aux perturbateurs endocriniens ou la pratique de l’EMDR pour les traumas complexes nécessitent un accompagnement professionnel qualifié, surtout pas d'autotraitement.
💫 À retenir : trois piliers de votre bien-être redéfinis
Pour votre sommeil et votre horloge biologique :
Fixez des heures de coucher et de lever régulières, identiques pour les 7 jours de la semaine;
Exposez-vous à la lumière naturelle le matin durant 20 min et arrêtez l’usage des écrans le soir, au moins 1h avant le coucher;
Mangez léger et tôt le soir, vers 18h-19h, pour stabiliser la glycémie nocturne;
La régularité vaut mieux que la durée, 6h30 de sommeil à des heures régulières valent plus que 8h de sommeil chaotiques.
Pour votre accompagnement thérapeutique :
Si vous envisagez un traitement en EMDR pour des traumas : privilégiez un professionnel formé aux traumas complexes (niveau III+ minimum);
Si vous décidez de pratiquer la méditation : visez 8 semaines de régularité minimum à 20 min par jour avant d’obtenir des bénéfices observables;
Si vous êtes hospitalisé : demandez une consultation par un accompagnant spirituel, c’est une ressource reconnue aujourd’hui;
Si vous suivez un traitement pour les troubles hormonaux de la ménopause (THM) : faites une réévaluation annuelle obligatoire avec votre gynécologue (HAS 2025).
Pour votre environnement et votre prévention santé :
Limitez le plus possible votre exposition aux plastiques (BPA), aux cosmétiques (phtalates) et aux pesticides néfastes pour vous et vos descendants (santé transgénérationnelle);
Pratiquez une activité physique régulière : 30 min par jour réduit la mortalité de 30%;
Cultivez l’espoir et l’ouverture spirituelle au quotidien à travers des micro-objectifs, en développant votre gratitude, en développant vos connexions communautaires, c’est bon pour votre santé mentale !
Communauté Les Chroniques du Mieux-Être
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📚 Sources principales
Chronobiologie et sommeil
🔸CNRS, INRAE, INSERM (août 2025) : Étude sur 60 000 Britanniques démontrant la primauté de la régularité du sommeil sur la durée — Analyse chronobiologique menée par Jacques Taillard, laboratoire SANPSY (CNRS/Université de Bordeaux).
Santé féminine et ménopause
🔸Haute Autorité de Santé (HAS) : Réévaluation du traitement hormonal de la ménopause (THM) — Rapport octobre 2025, exclusion de progestatifs à risque méningiome.
Perturbateurs endocriniens et épigénétique transgénérationnelle
🔸Agence Nationale de la Recherche (ANR) : Brochure « La recherche sur les perturbateurs endocriniens » — Juin 2024, 151 projets financés 2005-2023, projet TRACE sur transmission transgénérationnelle cadmium (sex-ratio, hypométhylation).
🔸ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) : Cahier de la Recherche n°23 « Les perturbateurs endocriniens : où en est la recherche » — Juillet 2024.
🔸Ministère de la Santé/IGAS-IGEDD : Évaluation de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens — Rapport novembre 2025, dégradation fertilité masculine.
EMDR et traumas complexes
🔸Université de Lorraine, Centre Pierre Janet : Actes du Congrès Trauma Complexe et EMDR — Juin 2025, restructuration protocoles phase 2 stabilisation.
Méditation et neurosciences
🔸Goldberg SB et al., 2021/2022 (Perspectives on Psychological Science) — revue systématique de 44 méta-analyses totalisant 336 essais randomisés contrôlés.
🔸Hoge EA et al., 2022 (JAMA Psychiatry) — essai randomisé : MBSR non inférieur à l’escitalopram pour les troubles anxieux.
🔸Kuyken W et al., 2015 (The Lancet) — essai PREVENT : MBCT comparable au maintien d’un antidépresseur pour prévenir les rechutes/récurrences sur 24 mois.
🔸Lutz A et al., 2004 (PNAS) — synchronisation gamma élevée induite chez des méditants experts pendant la pratique.
Stratégie Sport-Santé
🔸Ministère de la Santé et des Sports : Stratégie Nationale Sport-Santé 2025-2030 — Septembre 2025, déploiement 550 Maisons Sport-Santé.
Spiritual care
🔸Université de Genève : CAS Accompagnement Spirituel en Milieu de Santé — Programme 2025, 590 heures, reconnaissance académique.
🔸Université Laval (Québec) : DESS Soins spirituels — Fonction encadrée par convention collective depuis 2020.
Spiritualité et résilience psychologique
🔸Garssen et al. (2021), Koenig et al. (2001-2020) – 300+ études spiritualité et résilience.
L’espoir comme déterminant de santé
🔸Organisation des Nations Unies (ONU) : Résolution instituant la Journée internationale de l’espoir — 12 juillet, adoptée 2025.
Intelligence artificielle en santé
🔸Ministère de la Santé/HAS : Rapports 2025 sur le déploiement clinique de l’IA — Seuil structurel franchi, intégration diagnostique et thérapeutique.
© 2025 - Les Chroniques du Mieux-Être par Jérôme Nathanaël
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